Merci d’avoir complété le quiz! Voici les réponses attendues ainsi que du matériel complémentaire pour parfaire vos connaissances. Bon mois du poumon!
1. Quelle est la principale cause évitable de la MPOC?
A) L’exposition à la pollution de l’air intérieur
B) Le tabagisme
C) Les infections respiratoires répétées dans l’enfance
Réponse attendue : B) Le tabagisme
En effet, le tabagisme est évitable et il est malheureusement responsable de la plupart des cas de MPOC au Canada. Le consensus mondial GOLD (Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease) précise les autres causes possibles de la MPOC.
2. Parmi les éléments suivants, lequel est un signe clinique typique d’un asthme mal contrôlé?
A) Utilisation du bronchodilatateur de secours plus de 2 doses par semaine
B) Absence de symptômes nocturnes
C) VEMS > 100 % de la valeur prédite
Réponse attendue : A) Utilisation du bronchodilatateur de secours plus de 2 doses par semaine
La Société canadienne de thoracologie, dans son énoncé de 2021, définit les critères de maitrise de l’asthme et l’utilisation de plus de doses de médication de secours par semaine indique une perte de maitrise. Pour en savoir plus sur les critères de maitrise de l’asthme ainsi que sa prise en charge, consultez l’énoncé complet.
3. Parmi les propositions suivantes, quelle mesure est la plus utile pour distinguer l’asthme de la MPOC lors d’une spirométrie?
A) Le volume extrapolé
B) Le rapport VEMS/CVF après bronchodilatateur
C) La capacité vitale lente
Réponse attendue : B) Le rapport VEMS/CVF après bronchodilatateur
Définitivement, il s’agit du résultat qui permet de distinguer un phénomène obstructif fixe (MPOC) d’un phénomène obstructif réversible (asthme). Envie de tester vos connaissances au sujet de l’analyse de la spirométrie? Visionnez la conférence du Dr François Maltais et mettez vos connaissances à l’épreuve.
4. L’abandon tabagique est toujours bénéfique, peu importe le moment de l’arrêt. Quel outil d’aide à la pratique est utile pour exprimer ce point?
A) La courbe débit-volume
B) La courbe de Fletcher
C) La courbe de Gauss
Réponse attendue : B) La courbe de Fletcher
Un grand classique pour les éducateurs en santé respiratoire, la courbe de Fletcher est très utile pour motiver les personnes à arrêter la cigarette. On y voit que le déclin du VEMS est ralenti dès l’abandon tabagique. Il s’agit donc d’une intervention des plus importantes pour limiter le fardeau des symptômes de la MPOC. Continuons d’accompagner les patients dans cette démarche. N’hésitez pas à lire l’article du Conseil québécois sur le tabac et la santé aux pages 6 et 7 du magazine InfoRQESR de l’automne 2025 pour connaitre les applications disponibles pour aider les patients.
5. Chez un patient atteint de fibrose pulmonaire idiopathique, quel traitement est actuellement reconnu pour ralentir la progression de la maladie?
A) Des corticostéroïdes oraux à long terme
B) Le N-acétylcystéine
C) Un antifibrotique
Réponse attendue : C) Un antifibrotique
Pour en savoir plus sujet de la fibrose pulmonaire idiopathique, vous êtes les bienvenus au prochain atelier de la Communauté de pratique en santé respiratoire avec Dre Émilie Millaire le 21 janvier prochain de 12h à 13h.
6. Parmi les énoncés suivants, qu’est-ce qui correspond le mieux à un exemple d’intervention éducative à visée d’autogestion en lien avec la prise de sa médication inhalée?
A) Informer un patient des directives à suivre pour bien prendre sa médication inhalée.
B) Expliquer au patient que l’inflammation dans ses bronches doit être traitée par un corticostéroïde en inhalation.
C) Demander au patient : «Parlez-moi de vos inhalateurs?». Puis ouvrir un échange avec lui à partir de ce qu’il connait, ce qu’il croit et valider ce dans quoi il prêt à s’engager.
Réponse attendue : C) Demander au patient : «Parlez-moi de vos inhalateurs?». Puis ouvrir un échange avec lui à partir de ce qu’il connait, ce qu’il croit et valider ce dans quoi il prêt à s’engager.
Les éducateurs le savent, les interventions éducatives à visée d’autogestion sont initiées avec ce que savent, ce que font, ce que croient les patients. Vous souhaitez en savoir plus sur l’importance de ce type d’intervention et pour comprendre pourquoi l’éducation fait partie intégrante des lignes directrices de prise en charge des maladies respiratoires chroniques? La conférence ‘’Les pouvoirs de l’éducation’’ est pour vous.
7. La collaboration interdisciplinaire est la clé en matière de prise en charge des maladies respiratoires chroniques. Selon l’Outil canadien de dépistage nutritionnel, quels sont les deux (2) questions à poser afin qu’un professionnel de la santé puisse dépister un risque de malnutrition et ainsi référer le patient pour une consultation avec un ou une nutritionniste?
A) Au cours des 6 derniers mois, avez-vous perdu du poids sans avoir essayé de perdre ce poids?
B) Depuis plus d’une semaine, mangez-vous moins que d’habitude?
C) Quel est votre résultat le plus récent d’albumine?
D) Mangez-vous à votre satisfaction?
Réponses attendues : A et B
L’ensemble des professionnels de la santé doivent s’intéresser aux différentes habitudes de vie de leurs patients et savoir quand référer à leurs collègues. Cet outil canadien de dépistage nutritionnel peut être aisément intégré dans les pratiques.
8. De 2021 à 2024 au Québec, il y avait une collecte de données pour le projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon. Le but étant de démontrer la pertinence de doter la province d’un tel programme. Parmi les énoncés suivants, lequel est vrai?
A) L’examen de dépistage est une tomodensitométrie axiale à faible dose (TAFD).
B) Seules les personnes ayant un médecin de famille pouvaient être admises dans le projet.
C) Il n’y a aucun désavantage pour une personne admissible à participer au projet.
Réponse attendue : A) L’examen de dépistage est une tomodensitométrie axiale à faible dose (TAFD).
Ce projet de démonstration a été un succès mais la décision de passer à programme provincial de dépistage n’est pas encore prise par les instances gouvernementales. Le Dr Simon Martel et la Dre Nicole Bouchard ont été impliqués depuis le début du projet et nous ont offert une mise à jour complète en septembre 2025.
9. Plusieurs agents biologiques sont disponibles pour le traitement de l’asthme sévère et maintenant de la MPOC. Parmi ces généralités, laquelle est vraie?
A) Un effet secondaire important des agents biologiques est l’allongement de l’intervalle QT.
B) Il est nécessaire de continuer à utiliser le traitement inhalé régulier malgré la prise d’un agent biologique.
C) Tous les agents biologiques ont les mêmes cibles (récepteurs).
Réponse attendue : B) Il est nécessaire de continuer à utiliser le traitement inhalé régulier malgré la prise d’un agent biologique.
Les agents biologiques (ex. : benralizumab, dupilumab, mepolizumab, omalizumab, reslizumab, tézépélumab) amènent une toute nouvelle dimension aux traitements des maladies respiratoires chroniques pour les patients admissibles. En lien avec les choix de réponses, l’allongement de l’intervalle QT est un des effets secondaires des macrolides qui peuvent être utilisés en ajout aux thérapies inhalées chez les patients ‘’exacerbateurs’’ en MPOC et non des agents biologiques. Au niveau des cibles des agents biologiques, elles ne sont pas toutes les mêmes. Ceci donne donc plus de possibilités au patient en cas d’échec à un traitement. Il reste donc le maintien du traitement inhalé. Le traitement inhalé pourra être ajusté par le médecin spécialiste par la suite, selon la réponse au traitement biologique.
10. La MPOC a un impact majeur sur la qualité de vie des personnes qui vivent avec cette condition. Comment pouvez-vous aider une telle personne à améliorer sa qualité de vie, malgré les deuils qu’elle vit en lien avec sa maladie?
A) Lui rappeler qu’elle ne peut rien changer à sa situation et qu’il faut l’accepter.
B) Éviter de parler avec elle des éléments anxiogènes qu’elle ressent pour éviter de la faire plonger dans le cycle anxiété/dyspnée.
C) Faire avec elle un rapprochement entre ses valeurs et les actions qu’elle peut poser pour vivre selon ses valeurs, malgré la maladie.
Réponse attendue : C) Faire avec elle un rapprochement entre ses valeurs et les actions qu’elle peut poser pour vivre selon ses valeurs, malgré la maladie.
Vous êtes invités à écouter ou ré-écouter l’atelier de M. Frédérick Dionne, psychologue, qui a eu lieu en octobre 2025, afin de comprendre comment guider les patients qui vivent de grands deuils à cause de leur maladie pulmonaire vers une meilleure qualité de vie, en lien avec leurs valeurs. Vous y découvrirez aussi des exercices à faire avec les patients.
11. Le FeNO est un biomarqueur qui reflète l’activité de médiateurs inflammatoires au niveau des voies respiratoires. En 2025, tous les patients asthmatiques devraient avoir un résultat de FeNO à leur dossier.
A) Vrai
B) Faux
Réponse attendue : B) Faux
Bien que l’information fournie par la mesure du FeNO soit des plus pertinentes, cette dernière ne fait pas partie des tests que tous les patients asthmatiques devraient avoir en 2025. Par ailleurs, ce ne sont pas tous les centres hospitaliers qui offrent l’accès à ce test. Toutefois, pour tout connaitre de ce passionnant sujet, connectez-vous dans la zone sécurisée du site du RQESR et précipitez-vous sur le magazine InfoRQESR printemps 2025. L’article du Dr Simon Couillard et son équipe est un incontournable en la matière.
12. Chez une patiente enceinte asthmatique en maîtrise de sa maladie, la spirométrie devrait être normale tout au long de la grossesse.
A) Vrai
B) Faux
Réponse attendue : A) Vrai
La grossesse induit des changements sur la ventilation minute et le volume courant, entre autres. Si l’asthme est bien maîtrisé, la grossesse ne devrait pas avoir d’impact sur la capacité vitale forcée (CVF) ni sur le volume expiratoire maximal en une seconde (VEMS), les deux paramètres phares de la spirométrie. Vous souhaitez en savoir plus sur l’asthme et la grossesse? Soyez à l’affût de nos prochaines communications, de nouveaux outils sont en préparation avec la collaboration de la Dre Andréanne Côté, pneumologue à l’IUCPQ-UL.
13. Quels sont les 2 traitements recommandés en première intention pour l’aspergillose bronchopulmonaire allergique (ABPA)?
A) Itraconazole ou biologiques
B) Corticostéroïdes oraux ou itraconazole
C) Corticostéroïdes oraux ou biologiques
Réponse attendue : B) Corticostéroïdes oraux ou itraconazole
Le Dre Krystelle Godbout nous avait fait découvrir ce sujet très intéressant et toute sa démarche diagnostique lors de la Journée nationale de l’éducation en santé respiratoire 2024. Vous avez raté cette conférence? Vous pouvez la rattraper en rediffusion.
14. Les patients asthmatiques sont chanceux, comparativement aux patients qui vivent avec une MPOC, ils ne vivent jamais de conflits décisionnels.
A) Vrai
B) Faux
Réponse attendue : B) Faux
Évidemment cette affirmation est fausse. Les asthmatiques aussi vivent des conflits décisionnels en lien avec leur maladie. Lors d’un tel conflit, le professionnel de la santé doit offrir un soutien personnalisé au patient afin qu’il puisse prendre une décision éclairée, en lien avec ce qui est important pour lui. Cette explication vous rappelle quelque chose? Il s’agit d’un extrait de la conférence de Mme Marie-Ève Poitras sur la décision partagée qui a eu lieu lors de la Journée nationale de l’éducation en santé respiratoire 2025.
15. L’hypertension pulmonaire de groupe 4 (suite aux embolies pulmonaires) est sous-diagnostiquée.
A) Vrai
B) Faux
Réponse attendue : A) Vrai
Au Québec, nous avons la chance de pouvoir travailler avec le Dr Steeve Provencher, pneumologue et expert de renommée mondiale au sujet de l’hypertension pulmonaire. Il nous explique tout ce que nous voulons savoir dans une série de capsules audios qui vous sont accessibles.
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